Philippe Pujo

Philippe Pujo explore à travers des éléments du visible les choses qui existent mais que l’on ne peut voir. Il ne s’agit cependant plus là d’illustrer un fait, mais bien de représenter de manière visible et simple, à travers un langage presque naïf ou littéral, les idées et les affects qui nous traversent. Les images qu’il crée, de part les déformations nécessaires à l’établissement de ce nouvel alphabet, engendrent un monde étrange, fait de multiplication des éléments du visible et de déformations souvent déconcertantes. Ses peintures sont donc autant d’énigmes qu’il s’agit de résoudre par une enquête, ou de contempler à l’écoute de ce qu’elles nous racontent.

Cette œuvre, à la fois inquiétante et poétique, permet au spectateur de renouer avec les sensations visuelles perdues dans la multiplication des images à travers les écrans et la publicité qui envahissent nos espaces de vies depuis des décennies.

PIMAX

Quand Goldorak nous fait un doigt d’honneur, Marilyn n’est jamais loin. Une Marilyn avec une banane au coin des lèvres. La star hollywoodienne des années 50 et 60 a conquis l’imaginaire de beaucoup de mâles de la planète. Goldorak, le robot de manga, a accompagné l’enfance des trentenaires  et des quadras d’aujourd’hui. Ces deux personnages mythiques de la culture populaire du vingtième siècle se retrouvent pochoirisés sur les murs de la ville par Pimax.

Pimax est né en 1975 , performeur activiste il est venu à l’art par le biais d’un univers décalé, avide d’expériences , de graffiti et de musique électronique, il est un des fondateurs du Toulouse Hardcore Sound System, collectif underground né au début des années 90.

Il occupe aujourd’hui  une place particulière dans l’univers du Street Art. Il s’amuse avec les codes de l’art contemporain et revisite au gré de pochoirs et de sculptures en résine les thèmes des années 80 .

L’ensemble de ses créations invite à une réflexion sur le temps. L’instant est figé, comme captif de ses résines ou de ses pochoirs. L énergie de ses travaux renvoie toujours à la force de nos souvenirs et aux représentations de notre imaginaire rassemblant un public de plusieurs générations.

ONCE YOU GO BLACK, NEVER GO BACK !

Obrose a le plaisir de vous convier à l’exposition personnelle des nouveaux travaux de Régis-R, issus de son récent voyage en Afrique.

« Africain dans l’âme, le Prince of Plastic joue avec les codes du Noir. Ténébreuses, sombres, dark, les œuvres présentées sont autant de déclinaisons de la plastique obscure : gri-gri, meubles, peintures, sculptures… Ces pièces permettent d’aborder des thèmes aussi nombreux que variés : ici les discriminations raciales, là la piraterie. On retrouve aussi les romans policiers et les Arts premiers (Océanie, cultures amérindiennes et, de manière centrale, l’Afrique). Le temps est enfin au cœur de certaines oeuvres qui, pareilles à du charbon, évoquent la mort, la calcination, mais aussi le cycle de la vie. Ce salmigondis clair-obscur puise ses racines stylistiques dans la culture populaire Rock et Afro-américaine, avec pour référence des piliers de la musique comme Paint it Black, Noir c’est noir, Black is beautiful. Mais le Noir est aussi un prétexte à l’introspection. L’inconditionnelle monochromie de certaines pièces renvoie le spectateur à son propre spectre, son démon le plus intime, tandis que d’autres pièces plus colorés accentuent l’ambivalence et favorisent le dialogue pictural.
Peut-être oulipienne, un peu Pop Art, sans doute africanisante, l’exposition rassemble des pièces datant des premières expérimentations de l’artiste avec le Noir, mais aussi des créations plus récentes réalisées lors de ses derniers voyages en Afrique. Elle propose des live paintings, des t-shirt, des badges, en conformité totale avec le moteur plastique et créatif du Prince of Plastic : la récupération. »
Antolin Prette.

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EXPOSITIONS PERSONNELLES

Profondément(es) !

N.Harvey, Finished unfinished works, 170 x 170 cm, huile sur toile

Communiqué de l’exposition:

Profondémentes-pdf

Présentée à la galerie Obrose à partir du 14 Février 2016, l’exposition Profondément(es) fait dialoguer quatre regards à partir d’un workshop où la création d’œuvres plurielles croise une nouvelle fois les savoirs faire. Tour à tour profonde, démente mais surtout aimante, cette rencontre discursive est à appréhender comme une déclaration d’amour.

Curatrice Simone Hoffmann

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A poil !

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OBROSE FAIT UNE PAUSE

Dick 1, 2 & 3, (Three men pointing at their dick) 194 x 114cm, Huile sur toile

CROSSOVER

crossover

 

www.minimenta.paris

Article dans the other sight sur Crossover

« Crossover » : la nouvelle exposition présentée à la galerie Obrose explore sous cette appellation des dynamiques aussi variées que celles du croisement,  de la transition, de la permutation, du changement de style, de l’hybridation, de la liaison ou encore de la surimpression… Vocable anglophone difficilement traduisible en français, le crossover  englobe donc une multitude de pratiques que Nathalie Harvey a voulu mettre en lumière à travers la rencontre artistique de différentes personnalités dont les travaux présentent des similitudes de motifs ou au contraire des modalités diamétralement opposées.

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Free Wheels

Né d’une volonté de rendre l’art plus visible, le street art s’est imposé dans les années 80 comme mouvement à part entière.
La voiture est l’emblème de la revolution industrielle, un produit de consommation universelle, un moyen de socialisation et de migration.
Du premier jouet pour enfant à la voiture fonctionnelle ou passionnelle, c’est le support idéal pour faire sortir l’art de son cadre.
Depuis des dizaines d’années, certains artists soutenus, ou pas, par des constructeurs ont choisi les voitures comme support d’expression: les art cars.
Nous avons demandé à une trentaine d’artistes de transformer une voiture à leur image.
Abolissant le temps d’une exposition et de performances la distance entre design et art, comme entre visiteur créateur et œuvre. L’exposition est celle des rencontres et des rapprochements et éclairera autrement notre rapport à l’art.

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Fight for your art

Nathalie Harvey, Régis-R, AnaNymous
Nathalie Harvey, Régis-R, AnaNymous

Troisième volet d’une série d’évènements initiée à l’automne 2013, « Fight for your art, captain of my univers »  enrichie ce cycle d’expositions collectives et atypiques d’une note guerrière. Si l’intimité et l’amour avaient guidé la sélection artistique des deux premiers actes, cette fois les deux artistes récidivent avec une « battle » prometteuse.
« Peace, Unity, Love and Having fun » : ici pas d’affrontement d’égo, pas de choc des titans qui aboutirait à l’anéantissement de l’autre, mais plutôt l’émergence d’une saine émulation entre quatre artistes réunis dans le même lieu par un jeu d’équipe qui ne vise qu’à provoquer la rencontre des styles en même temps que leur raffinement. Se battre pour son art parce qu’aux commandes de son univers, ce serait cette capacité à embarquer le spectateur avec soi dans une énergie joyeuse et triomphale.

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